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Olivia Ruiz en interview vidéo
Après avoir été "La Femme Chocolat", Olivia Ruiz revient plus en forme que jamais dans la peau de "Miss Métérores" et devrait faire comme à son habitude : la pluie et le beau temps dans les charts. Rencontre avec une artiste passionnée.
Kad Merad : « Le regard des gens a changé »
Fort du triomphe de « Bienvenue chez les Ch’tis », l’acteur est le héros de « Safari » qui sort mercredi. Succès, famille, politique : il a répondu aux questions de nos lecteurs avec générosité.
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Coiffé d’une casquette à la Audiard, c’est avec un petit mot sympa pour tout le monde qu’il arrive dans les locaux du journal, accompagné de son attachée de presse et de celui du film, pour présenter « Safari », la nouvelle comédie réalisée en Afrique du Sud par son acolyte Olivier Baroux, qui sort mercredi prochain dans les salles. Kad Merad y incarne un guide de safari qui n’a pas mis les pieds dans la savane depuis trente ans et va devoir conduire un groupe de touristes parmi les animaux sauvages, poursuivi par des mafieux tout aussi dangereux.
D’humeur joviale à la veille de fêter ses 45 ans, l’invité célèbre prend le temps de signer quelques autographes avant de s’asseoir face à nos huit lecteurs pour un entretien qui durera plus d’une heure, dans une atmosphère décontractée et conviviale.
La rencontre se termine autour d’un verre de champagne, avec une séance de photos rigolote où tous les participants posent autour de Kad, coiffés du chapeau de brousse qu’il leur a offert en souvenir du tournage de « Safari ». Mais l’heure tourne, et l’aventurier doit filer dans sa belle auto… La vedette est attendue à la maison pour une mission de la plus haute importance : papa Merad doit faire dîner son fils Khalil, 5 ans.
ARNAUD DUFRENNE. « Safari » sort dans la foulée de plusieurs comédies françaises. Qu’est-ce qui distingue ce film des autres ?
KAD MERAD. « Safari » est différent dans le concept, dans la promesse : c’est une vraie comédie d’aventure. Nous, on vous emmène en voyage, on vous embarque en Afrique du Sud. C’est vrai que le film sort après d’autres comédies… Peut-être parce que les gens ont envie d’oublier leurs problèmes.
CHRISTINE CHAMBRIN JOSEPH. Est-ce difficile de tourner avec des animaux sauvages ? Avez-vous eu peur ?
Oui, je suis obligé de l’avouer ! Depuis toujours, je fais un cauchemar récurrent : je suis dans une pièce et des fauves y entrent en liberté. Et les fauves, moi, ça me fait flipper ! Alors, quand il a fallu tourner avec le lion sur le capot de la voiture, j’ai eu très, très peur. Il n’y a pas de trucage dans le film, sauf quand l’éléphant soulève la voiture. Mais quand il la longe, rentre sa trompe à l’intérieur, c’est vraiment lui.
ANTOINE SEUX. Aujourd’hui vous êtes une star. Tourner dans le film de votre meilleur ami, Olivier Baroux, était-ce un renvoi d’ascenseur ?
Pas du tout. D’abord, une star, pour moi, c’est Paul Newman. En France, on est des petites vedettes ! En fait, quand Olivier m’a proposé « Safari », je tournais « Bienvenue chez les Ch’tis ». Il est venu m’en parler à Dunkerque. Ce n’est pas un renvoi d’ascenseur, juste une envie de travailler avec lui. On a bossé dix-sept ans à la télé, à la radio, on a fait des sketchs, et aujourd’hui le duo continue, d’une autre façon.
VIRGINIE VAYSSIER. C’est pendant le tournage de « Safari » que les « Ch’tis » ont décollé, comment avez-vous vécu ça ?
Un peu frustré : le film est sorti le 27 février, je partais la semaine suivante en Afrique du Sud et, quand je suis rentré, il était à 20 millions d’entrées. J’étais dans ma petite maison, au Cap, et je recevais des coups de fil de Dany, des producteurs. Je voyais ça sur Internet. Avec Guy Lecluse, qui joue aussi dans les « Ch’tis », on a saoulé tout le monde. C’était tellement énorme ! Par exemple, j’aurais bien aimé aller à l’Elysée pour la projection, y emmener mes parents… Mais ce n’est pas plus mal parce que ça m’a évité de péter les plombs.
PATRICK-SONNY PANIANDY. Qu’est-ce que le succès vous a apporté et, à l’inverse, qu’est-ce qu’il vous a pris ?
Ce que le succès apporte, c’est d’être à l’origine de projets difficiles à monter. Le succès donne beaucoup de joies. Il fait avancer. Il donne aussi l’occasion de faire une rencontre avec vos lecteurs (rires). Et si tu fais attention, il ne te prend rien. Peut-être un petit peu de temps, parfois… Cela dit, j’ai toujours été très pris par le travail. Avec Olivier on passait notre vie à écrire ; alors pour ma femme et mon fils, c’est pareil. C’est même plus facile avec le cinéma, parce que je les emmène quand j’ai un long tournage.
PATRICK-SONNY PANIANDY. Le regard des femmes a-t-il changé ?
Ah oui… (Rires.) Des femmes et des hommes, d’ailleurs. C’est comme ça. Ça apporte plus de pression aussi. Je compare souvent ce métier au sport. Avec « Bienvenue chez les Ch’tis », j’ai l’impression d’avoir mis un penalty en Coupe du monde comme Zizou et Panenka, un truc un peu improbable, inespéré.
PATRICK-SONNY PANIANDY. Zizou, vous l’admirez ?
C’est mon héros. Quand il jouait, c’était un film… Yannick Noah, c’est pareil. Il joue dans « Safari ». Sur le tournage, il m’a raconté son histoire, depuis le Cameroun jusqu’à ses débuts sur les courts de tennis où il se faisait traiter de « sale négro ». Et aujourd’hui c’est la personnalité préférée des Français. J’adore ces destins-là !
CHRISTINE CHAMBRIN JOSEPH. Aimez-vous votre physique, à la ville et à l’écran ?
Eh ben… oui, tiens (rires). Quand je ne tourne pas, je peux me permettre de faire pousser un peu la barbouille. Lorsque je fais un film, comme j’ai souvent des rôles de papa, je suis obligé de me raser, et j’ai horreur de ça. Je me préfère en vacances.
VIRGINIE VAYSSIER. Comment gérez-vous l’équilibre vie privée-vie professionnelle ?
Ça se fait naturellement. Quand je travaille, je travaille. Tout à l’heure, par exemple, c’est moi qui vais m’occuper du petit, le baigner, lui donner à manger… Si on est bien organisé, on finit comme n’importe qui à 18 heures. Tu rentres, tu peux t’occuper de ton môme, de la vie, de la maison. J’adore jouer aux soldats avec mon fils.
ARNAUD DUFRENNE. Acteur, c’était un rêve d’enfant. Auriez-vous pu faire autre chose ?
Musicien, sportif, acteur… J’ai toujours pensé que j’allais faire un métier « extraordinaire ». J’étais attiré par le public, par le plaisir de faire rire, d’être un peu le centre de la terre. J’ai commencé par faire l’idiot sur des cassettes, des imitations, des sketchs, puis une pièce de théâtre à l’école devant les parents d’élèves. Après j’ai tout fait pour devenir acteur.
ARNAUD DUFRENNE. Vos parents vous ont-ils aidé ?
Oui, je peux leur dire merci. Quand je suis allé voir ma mère, qui travaillait dans un magasin de bricolage à Ris-Orangis, pour lui dire : « Maman je voudrais une batterie », elle m’a dit oui tout de suite. Quand j’ai dit : « Maman, je voudrais faire du théâtre », elle m’a aidé à m’inscrire au Cours Simon. Pourtant, depuis l’Essonne, Paris semblait très, très loin…
CHÉRINE MALKI. Vous êtes né en Algérie, quelles sont vos relations avec ce pays ?
D’abord, des souvenirs de grandes vacances. On partait de Ris-Orangis en Ami 8 avec une remorque, le voyage durait trois jours, et on se posait pendant un mois chez mes grands-parents. Le soleil, la chaleur, la famille, le couscous, la fête… Je ne me sens pas algérien vraiment, mais je me sens assez proche d’eux. J’ai encore une famille là-bas, des oncles, des tantes que j’adore. Ils sont toujours aussi accueillants et aussi fiers. Ils reçoivent la télé et ils me connaissent bien. J’ai un projet de film qui devrait nous y emmener, avec Olivier. L’histoire d’un vendeur de voitures italien qui se teint en blond afin de passer pour un Suédois…
CLAUDE THOMAS. Vous qui avez grandi en banlieue, pensez-vous être un exemple pour les jeunes ?
Peut-être, parce que je n’ai pas triché. Quand on vient de banlieue, je vous assure que le chemin qui va de son petit HLM jusqu’aux Césars paraît un inaccessible rêve, comme dit la chanson de Jacques Brel. Ce que doivent retenir les jeunes, c’est qu’il est possible de réussir, dans le cinéma, comme médecin ou avocat.
CHÉRINE MALKI. Qu’a représenté pour vous le fait de lire la Déclaration des droits de l’homme place de la Concorde, le 14 juillet dernier ?
J’ai dit oui tout de suite, sans réfléchir. J’ai d’abord pensé à mes parents. J’en ai parlé à mon père, ça l’a mis dans un état… Je l’aurais fait avec n’importe quel président. J’ai dit oui parce que j’avais envie d’un défi. Mes parents ont suivi la cérémonie en famille. Mon père a même pris la télé en photo ! J’ai flippé ma race, le texte était impossible et il fallait finir pour l’arrivée de la patrouille de France, c’était chaud, chaud, chaud. Ça m’a permis de rencontrer Ingrid Betancourt. Et d’être à la garden-party. Nicolas Sarkozy m’a serré la main, m’a dit : « Bravo et merci. » J’étais content, moi, je voyais le président, ça fait toujours plaisir. Comme quand j’ai croisé Chirac dans les coulisses d’un concert de Florent Pagny. Il ne savait pas trop qui j’étais, mais il m’a dit : « Ah bravo ! » (Il imite Chirac.) J’adore ça, mon père est comme un fou dès que je lui raconte ce genre de trucs !
DANIELLE BUISSON. Vous restez discret sur vos convictions politiques. Vous pourriez vous engager ?
J’ai un problème, je suis une vraie brêle en politique. Je me retrouve à des dîners où les mecs parlent…. Je ne sais pas quoi dire. J’ai des convictions d’être humain. J’aimais bien Giscard, quand j’étais petit, parce que j’aimais bien sa tête. J’adorais Mitterrand et pourtant… bon voilà. Moi, ce sont les hommes qui m’intéressent.
DANIELLE BUISSON. Auriez-vous aimé jouer un rôle comme celui de Vincent Lindon dans « Welcome » ?
Oui, c’est un film formidable. Après « Je vais bien, ne t’en fais pas », Philippe Lioret m’avait fait lire le scénario mais il pensait que je n’étais pas assez costaud pour faire un maître-nageur. D’ailleurs, il me dit toujours : « tu ne m’en veux pas d’avoir pris Vincent Lindon ? » Quand on est confronté à ces clandestins, des gens parqués, traités comme des animaux, qu’on soit acteur, maître-nageur ou n’importe quoi, on est forcément en colère.
PATRICK-SONNY PANIANDY. Comment vivez-vous votre réussite professionnelle en temps de crise ?
Je suis en décalage. Je la vois dans les journaux, à la télé, ou quand quelqu’un me dit à la sortie d’une avant-première : « Vous nous avez fait bien rire et c’est la seule chose qu’on ne pourra pas nous prendre. » Je suis épargné mais, en même temps, je vis la crise à travers mes proches : mon frère a un restaurant, ma soeur une agence de voyages et mon autre frère est assureur…
ARNAUD DUFRENNE. Vous avez la réputation d’être un gentil. Vous arrive-t-il de dire des vacheries ?
Je n’ai pas de raison d’être méchant. Je peux m’embrouiller dans la vie avec quelqu’un, en voiture… Professionnellement, je n’ai pas d’ennemis. Là, je pars tourner « l’Immortel », de Richard Berry, où je vais jouer une vraie crapule, mais ce n’est pas dans ma nature. Mon truc, pour désamorcer les conflits, c’est de faire marrer les gens.
CLAUDE THOMAS. Avez-vous un côté sombre ?
Peut-être, mais il ne ressort pas. Le sérieux m’ennuie. Ce sont les gens qui m’intéressent. Quand on est GO au Club Med, on est à table avec huit personnes, un médecin, un avocat, un routier… et on s’intéresse. Si on est sombre, on n’a pas envie de savoir.
CHÉRINE MALKI. Etes-vous favorable à la création d’un César pour la comédie comme l’a suggéré Dany Boon ?
Non, d’ailleurs je l’ai dit à Dany. Sinon, pourquoi pas un César du polar, du film en costumes… Cela isolerait encore plus le genre.
DANIELLE BUISSON. Etes-vous un boulimique de travail comme Gérard Depardieu, qui a parfois fait le film de trop ?
Oui. J’ai attendu tellement, tellement longtemps ! Je suis ravi d’avoir des films qui sortent. Voir l’affiche, en parler, faire les avant-premières en province, rencontrer les gens, c’est génial. Ce qui me fait flipper, c’est d’agacer. Moi aussi, j’ai été agacé par des gens parce qu’on les voyait trop…
DANIELLE BUISSON. Le théâtre vous tente-t-il ?
J’en ai fait à mes débuts. Au Club Med, je me suis retrouvé à faire des sketchs sur scène. Ensuite, j’ai pris des cours de théâtre. Là, j’y pense. Ça me manque le contact, les gens. J’ai la chance de recevoir des pièces, il faut juste que ça tombe au bon moment.
ARNAUD DUFRENNE. Ferez-vous un « Ch’tis » 2 ?
Avec Dany, on en parle. Je souhaite seulement que ça se passe encore dans le Nord. J’ai pas envie de faire les Ch’tis à Porquerolles !
Le Parisien
Pourquoi le casting a-t-il duré si longtemps ? Kamel, tu as eu du mal à trouver ta Cléopâtre ?
Kamel Ouali : On n'avait pas envie de dire "oui" à un chanteur avant de voir l'ensemble de la troupe. Une troupe, c'est une osmose, et puis Cléopâtre ne serait peut-être pas la même avec un autre Marc Antoine ou un autre Jules César... Donc il fallait attendre d'avoir le troupe au complet avant de pouvoir dire oui ou non à certaines personnes.
> Sofia, penses-tu avoir eu un traitement de faveur ?
Sofia Essaïdi : J'ai été traitée comme tout le monde ! Je me suis même retrouvée dans des castings avec des personnes qui n'avaient jamais rien fait, c'était leur premier casting, ils étaient vraiment nouveaux dans le truc. D'un coup, ça te replace et ça te met un petit coup d'humilité, et ça ne fait vraiment pas de mal ! Au final, cette expérience m'a apportée.
J'ai eu beaucoup de doutes, parce qu'on se demande si on est la bonne, surtout quand Kamel appelle en disant avoir vu des filles très bien. Du coup, flou artistique énorme, qui au final, te renforce !
> As-tu des points communs avec Cléopâtre ?
Sofia Essaïdi : Comme elle, je suis volontaire, battante... Mystérieuse, je peux en effet l'être à mes heures ! (rires). Je suis comme elle dévorée par une envie de tout faire et de tout réussir !
> Est-ce que jouer Cléopâtre est une revanche par rapport au succès mitigé de ton premier album solo (Mon Cabaret, sorti en 2005)?
Sofia Essaïdi : Oui, je pense qu'au fond de moi, il y a un côté "J'ai pris ma revanche", mais ça ne m'obsède pas plus que ça. Je ne le dis pas toute la journée, au contraire ! J'avais juste envie d'exprimer "mon art" et qu'on me découvre comme je suis, et pas de la façon dont j'apparaissais à la télé. Sur scène, on va vraiment me découvrir comme je suis : "artiste dans l'âme" et show-girl. C'est une revanche dans ce sens-là, dans le sens où l'on va me découvrir vraiment...
> Tu n'as pas peur, aux yeux du public, de passer à nouveau pour la starlette ambitieuse ?
Sofia Essaïdi : J'aimerais bien que les gens se disent : "Ah ben voilà, comme Cléopâtre, Sofia est une battante, ambitieuse". Il y a un côté positif énorme là-dedans, et un côté négatif peut-être. Mais moi, j'aimerais qu'on ne retienne que l'aspect positif de la chose.
> C'est quoi pour toi, une femme battante ?
C'est une femme qui ne laisse pas tomber ses projets en plein milieu, c'est tout. C'est une femme qui a envie de réussir. Je ne vois pas ce qu'il y a de négatif à vouloir réussir dans la vie ! Moi, c'est ça, j'ai envie de tout faire : d'être amoureuse, d'avoir un métier qui marche, j'ai envie d'être heureuse.
Si les gens me voient comme ça, ça me fait plaisir. Alors après, il y avait un côté négatif à la Star Ac, parce que c'était la Star Ac, qu'il y avait plein de choses autour... Mais là, j'aimerais qu'on le sorte de ce contexte-là et qu'on se dise "C'est une femme qui ne se laisse pas aller et qui gère" !
> Sofia, dans les clips de Cléopâtre (Femme d'aujourd'hui, Une autre vie, L'accord), tu es super sexy...
Sofia Essaïdi : J'assume ce que je fais. C'est uniquement scénique, c'est "le travail", quand je suis sur scène en guêpière, je ne suis pas dans la rue en guêpière ! Donc, j'aimerais que les gens comprennent que c'est un rôle, et que je ne suis pas comme ça dans la vie.
Non, je ne me balade pas comme ça dans la vie, avec des décolletés jusque-là, au contraire ! Dans la vie, je suis en jean et en pull, ce qui fait que je peux me lâcher complètement sur scène. J'adore quand Kamel me donne des robes dingues, même si elles sont un peu dénudées, parce que comme je ne le fais pas dans la vie, j'adore le faire sur scène !
> Comment le vit ta famille ?
Sofia Essaïdi : J'ai une famille qui est excessivement libérée et ouverte. Je suis ravie d'avoir grandi dans une famille bi-culturelle, ce qui fait que, que ce soit pour la religion, ou la vie, je suis très ouverte ! J'ai vraiment les "plus" de la double culture, et même plus ! Parce que si on va plus loin, j'ai une grand-mère allemande, j'ai des origines italiennes... Donc, je suis vraiment ouverte sur le monde !
> Serais-tu tentée par le cinéma ?
Sofia Essaïdi : Je rêve d'en faire ! Mais je ne peux pas, car pour un tournage, il faut partir (Ndlr : Sofia a signé un contrat pour Cléopâtre qui l'engage pour plusieurs années)... Oui, j'ai envie de faire du "grand écran", parce que là, j'ai tourné pour un téléfilm pour France 2, réalisé par Yamina Benguigui, qui est une femme délicieuse. J'ai eu le premier rôle, donc... Ca s'appelle Aïcha (diffusion prochainement). Merveilleuse expérience ! Premier tournage, premier premier rôle et je continuerai...
> As-tu le temps de tomber amoureuse ?
Sofia Essaïdi : Oui ! (rires). On est déjà bien partis !
> L'après Star Ac' n'a pas été facile à gérer...
Sofia Essaïdi : Je pense que ça n'est simple pour personne, y compris pour un gagnant ! C'est traumatisant, surtout quand on est jeune, et en général, on le fait quand on est jeune ! Moi, j'avais 19 ans, j'avais passé 18 ans au Maroc et j'arrive à Paris... Je pense que oui, c'est traumatisant ! Ta vie change, tu as de nouvelles choses à assumer, un nouvel avenir à construire.
Moi, j'étais à l'université Dauphine, je devais faire un DESS, et puis, plus rien à voir... Je me retrouve avec une nouvelle vie ! Puis, j'ai eu l'album. Ca n'a pas été un énorme succès... Donc, l'un dans l'autre, tout ça n'est pas facile ! Mais ce qui a vraiment été difficile, c'est le casting de Cléopâtre !
> Des nouvelles des anciens "star académiciens" ?
Kamel Ouali : En relations régulières, journalières, personne. Mais sinon, il y en a quelques-uns que je vois de temps en temps, ou un petit coup de fil, ça fait vraiment plaisir... Oui, il y a certains coups de coeur, il y en a plein !
Sofia Essaïdi : Moi, c'est plus avec les profs que j'ai gardé contact. J'ai par exemple été "entraînée" par Tiburce. J'ai aussi travaillé avec Oscar Sisto, c'est lui qui m'a fait bosser toutes les auditions de théâtre de Cléopâtre. Donc, il était avec moi dans l'aventure et c'était vraiment sympa ! Et puis, je donne des nouvelles à Raphie de temps en temps. C'est finalement avec eux que j'ai créé le plus de liens.
Sinon, j'ai aussi eu des nouvelles de Patxi, Michal... Avec Elodie Frégé, on s'est croisées à l'époque de la promo de son album, mais sinon, on n'a pas du tout gardé contact.
> Comment vous êtes l’un et l’autre dans le travail ?
Sofia Essaïdi : Kamel est dans le travail : exigeant, perfectionniste, doux. Avec lui, il n'y a pas de stress, d'engueulades, il y a en revanche des regards qui disent tout !
Kamel Ouali : Moi, je dirai que le "plus" de Sofia est qu'elle ne reste jamais sur ses acquis. C'est une vraie bosseuse, elle est consciencieuse, elle est toujours à la recherche du "dépassement", et ça, c'est sa qualité première ! Et puis elle a cette facilité à faire les choses, on dirait que c'est naturel !
Sofia Essaïdi : Ben quand c'est bien demandé...
> Au resto ?
Sofia Essaïdi : Moi, je mange beaucoup ! (rires).
Kamel Ouali : On est hyper gourmand tous les deux !
Sofia Essaïdi : On goûte à tout, on est propre, on se tient bien...
Kamel Ouali : On est de bons amis, vous pouvez nous inviter ! (rires).
> En boîte de nuit ?
Sofia Essaïdi : Kamel, il danse tout le temps ! Il est toujours de bonne humeur ! Il ne boit pas une goutte d'alcool ! Il n'est jamais au bar, il a toujours la pêche ! Tu as l'impression qu'il a fait une sieste de cinq heures. Oui, c'est ça, pas d'alcool, pas de cigarette, pas de vices, il est chiant quoi ! (rires).
Kamel Ouali : Sofia, une soirée en boîte de nuit, c'est chez elle, avec une tisane, à 21H45 ! Après, elle dort ! Sérieusement, elle ne sort jamais !
> Dans le privé ?
Kamel Ouali : On rigole bien, et même dans le boulot d'ailleurs, on rigole bien !
Sofia Essaïdi : C'est ça qui est agréable, on mixe tout !
Kamel Ouali : En même temps je ne crois au fait d'avoir une relation professionnelle sans avoir une relation amicale. C'est une aventure humaine, un échange !
Sofia Essaïdi : Quand c'est un truc aussi important que ça, comment veux-tu séparer les deux ? Je pense aussi pour qu'une relation professionnelle tourne bien il faut une bonne base amicale.
INTERVIEW ICI
Exclusif : Patrick Dempsey, la double vie d'une star
Depuis Los Angeles, entre deux scènes de la saison 5 de Grey's Anatomy (TF1), Patrick Dempsey, alias Dr Shepherd, nous accorde une interview en exclusivité. Il a la voix douce et les manières simples. À 42 ans, l'acteur est un époux et un père comblé. Il évoque ses combats, sa famille et sa double vie de comédien et de pilote de course...
Un succès tardif
Le succès, il ne l'a connu qu'à 38 ans. Durant plus d'une décennie, Patrick Dempsey a goûté à l'indifférence humiliante de Hollywood. À cette époque, le comédien alterne chômage et rôles niais dans des films de série B... Il lui faut attendre 2004 pour devenir, via Grey's Anatomy, « le nouveau George Clooney », archétype du docteur séduisant depuis Urgences. Dempsey a tenu jusque-là grâce à sa philosophie de l'existence : « Il faut regarder devant soi. Ne jamais s'estimer vaincu. Évidemment, je me suis parfois beaucoup interrogé. Et même si, aujourd'hui, tout semble parfait, je lutte encore pour garder ma position, car la vie n'est qu'une succession de cycles. On ne sait jamais... ».
Lutter est dans sa nature. Depuis l'enfance, il se bat contre sa dyslexie. « Aujourd'hui, dit-il, je suis toujours anxieux lors des lectures de script en table ronde avec l'équipe de Grey's Anatomy. »
Une double vie
D'ailleurs, à la compagnie des acteurs, Dempsey préfère celle des pilotes de course : il est copropriétaire d'une écurie d'IndyCar (équivalent de la F1 aux États-Unis) et pilote au sein de l'écurie Hyper Sport Racing au volant de sa Mazda RX-8. Plus qu'un sport, c'est un mode de vie qui le « ¿détoxifie¿ de Hollywood », assure-t-il. Le tout avec la bénédiction de sa femme, Jill, puisque c'est elle qui, à l'origine, l'a incité à réaliser son rêve au lieu de le vivre par procuration à la télévision.
La course dans le sang
Le jour de l'interview, Patrick Dempsey revient des 24 heures de Daytona, les 24 heures du Mans version outre-Atlantique. L'acteur est arrivé 35e au classement général et 22e de la catégorie GT. Cette course, il l'a préparée des semaines puis disputée en Floride pendant le week-end avant de reprendre, dès le lundi, le chemin des studios.
« C'est la quatrième année que je pilote, explique l'acteur. Je fais cinq ou six courses par an environ - cela dépend de mon planning de tournage. » Son rêve ultime ? Courir les 24 heures du Mans, tel Paul Newman, virtuose du volant, arrivé 2e de la course mythique en 1979 (et vainqueur de la Daytona en 1995). Une double carrière qui inspire profondément Dempsey, s'inscrivant aussi dans la lignée des James Dean, Steve McQueen et autres Tom Cruise.
Au nom du père
Avant les compétitions, un seul regret assombrit les pensées du comédien : son père, décédé dans les années 80, ne l'a jamais vu au volant d'un bolide, ni même connu son succès au box-office. C'est lui qui a transmis le virus à Patrick : en véritables mordus, ils regardaient toutes les compétitions à la télé.
Dempsey sait que son paternel aurait adoré son nouveau projet : « J'aimerais produire et jouer dans un film sur la course automobile - je suis à la recherche de scénaristes. Mes références sont Grand Prix (1966), avec Yves Montand, et Le Mans (1971), avec Steve McQueen ».
Très au fait, le comédien possède aussi des références en matière de pilotes français : « J'aimerais rencontrer Sébastien Loeb, il est très populaire aux États-Unis. Je connais Sébastien Bourdais [seul pilote français ayant couru pour l'écurie de Paul Newman] ; j'ai couru avec lui la Baja Challenge 2005. Et je suis également la carrière de Luc Alphand, votre ancien skieur reconverti ».
La sérénité en famille
Hors compétition, Dempsey est un collectionneur averti. Sa maison de Los Angeles abrite une Jaguar XK120 de 1950, une Panoz Esperante GT, une Jaguar Type E Series 3, une Mercedes-Benz 280SE de 1969 (cadeau de son épouse), une Mercedes Benz 190 SL et une Lotus Exige S. Mais c'est en faisant crisser les pneus de sa Porsche 911 Carrera GT3 RS qu'il se rend sur le tournage de Grey's Anatomy.
Le seul engin que sa femme conduit est la Land Rover familiale, que connaissent bien leurs trois chères têtes blondes : Tallulah, 7 ans, et les jumeaux, Sullivan et Darby, 2 ans. « Nos garçons sont très énergiques, s'amuse le papa, donc relativement épuisants. Mais nous sommes comblés... ! »
Le couple fêtera ses dix ans de mariage en juillet prochain. « Jill est incroyable, elle est forte et me soutient dans tout ce que je fais. Je la respecte beaucoup. Quand on est acteur, il faut maintenir une grande confiance en soi et elle m'inspire cela. Je me sens serein. »
Icône de la mode
Serein, d'accord, mais se sait-il sexy ? « C'est la blouse blanche qui rend sexy... L'image du médecin suscite de nombreux fantasmes romantiques. » À l'instar de George Clooney, qui retrouvera d'ailleurs prochainement son stéthoscope, en guest-star dans l'ultime saison (la 15e) d'Urgences, cette aura de séduction vaut à Dempsey les faveurs des plus grandes marques. Depuis deux ans, il est l'image de Versace - dont il collectionne les costumes dans son dressing -, il pose pour les lunettes de soleil Serengeti et vient de signer avec les cosmétiques Avon : « J'ai développé avec eux un nouveau parfum*. Et je devrais bientôt être l'un des nouveaux visages de l'Oréal ».
Nous avons retrouvé Lucie Azard (Star Ac 7)Participante de la « Star Academy 7 » remportée par Quentin Mosimann , Lucie Azard est un drôle d’oiseau et une vraie battante. En révélant qu’elle souffrait d’une tumeur au cerveau dès sa sortie de l’émission, on donnait peu de chances à la suite de sa carrière musicale. Et pourtant… Après quatre mois d’un traitement douloureux mais efficace, la « petite rockeuse de la Star Ac’ », comme elle se fait encore appeler, se remet à fond dans la musique. Naît un premier single, « Donne-moi tes je t’aime », puis un album qui ne devrait pas tarder à sortir. Guérie, elle a aujourd’hui une vraie soif de vie et de revanche.
Public.fr : Que deviens-tu ?
Lucie Azard : Après une tournée toute seule cet été avec la Française des Jeux où j’ai pu présenter mes titres, je m attaque à un album pop-rock, ce qui est dur en France. Je me suis lancée le défi de faire cette musique. C’est du gros boulot ! Le single « Donne-moi tes je t’aime » est sorti sur Internet, il marche plutôt bien. On va essayer de faire en sorte que l’album marche autant…
Public.fr : Généralement, les artistes galèrent pas mal après la « Star Academy », ça ne t’effraie pas ?
Lucie Azard : Oui, on pourrait dire que je ne suis pas crédible parce que j’ai fait la « Star Ac’ ». C’est vrai, c’est beaucoup critiqué. Mais ce n’est pas parce que j’ai fait la « Star Ac’ » que je ne sais pas chanter, que je n ai pas de goûts musicaux… Non, c’est un tremplin comme un autre. Il faut savoir se créer un univers. J’ai trouvé le mien, c’est très pop-rock !
Public.fr : Le rock en France, et encore plus à la « Star Ac’ », n’est pas un combat facile…
Lucie Azard : C’est vrai qu’aucun rockeur ne l’a gagnée… Ils ont fait gagné Monsieur Tecktonik, Madame Variétoche, mais jamais de rockeurs… Ça serait bien que ça arrive un jour, n’est-ce pas TF1 !?
Public.fr : Que retiens-tu de cette expérience ?
Lucie Azard : Je ne me suis pas fait griller dans l’émission, j’ai su rester moi-même, franche, et sympa. Quand les gens me voient dans la rue, ils me disent : « Ah ! ça, c’est Lucie, la petite rockeuse de la Star Ac’… », c’est donc plutôt positif. J’espère juste pouvoir petit à petit retirer le « de la Star Ac’ »… Quant à l’émission, le must, ce sont les primes : on acquiert vraiment de l’expérience. Au niveau de la caméra, de la confiance, de l’envers du décor… Tout ça forge beaucoup. En revanche, le côté voyeur m’a dérangée, c’est un peu malsain, mais bon, j’ai signé pour… Je ne regrette vraiment pas en tout cas !
Public.fr : Il y a sept mois, tu te faisais opérer d’une tumeur au cerveau. Comment vas-tu aujourd’hui ?
Lucie Azard : Tout va très bien pour moi, je suis en bonne santé. Ça reste un mauvais souvenir que je suis en train d’oublier. C’est un combat que j’ai gagné, j’attends d’en gagner d’autres. La vie, c’est une succession de batailles que j’attends de gagner. Je suis contrôlée tous les mois pour voir si tout va bien, c’est obligatoire après ce que j’ai eu. Je dois aller à l’hôpital une fois par mois, ça me fait plaisir de revoir les médecins (rires), le reste, c’est du passé !
Public.fr : Qu’est-ce que ça t’a appris ?
Lucie Azard : Ça fait beaucoup réfléchir… ça m’a forgée. Ça fait réaliser plein de choses… Je me suis prise une grosse claque, j’ai dû arrêter de chanter pendant quatre mois. C’est dur quand tu ne veux faire que ça… Ça a été une grosse remise en question, ça m’a donné envie d’aller plus loin. Si je suis bien entourée aujourd’hui, c’est que je m’en suis vraiment donné les moyens.
Public.fr : La prod a-t-elle suivi l’évolution de ta santé ?
Lucie Azard : Oui, toujours. J’ai eu beaucoup de nouvelles de la production. Ils sont tous sympas, même si je ne travaille plus du tout avec eux. On prend toujours des nouvelles de moi, ça fait plaisir.
Public.fr : Pour revenir à la musique : quand on t’entend chanter, on ne se doute pas de ton âge, 18 ans !
Lucie Azard : On me dit souvent que j’ai une voix assez mûre pour mon âge… Que je chante sur une table, dans mon jardin ou sur scène, c’est avec mes tripes. Les gens le ressentent.
Public.fr : Et les études dans tout ça ?
Lucie Azard : Quand j’ai fait la « Star Ac’ », j’ai dû arrêter mes études. Je me suis dit que les études, ça se rattrapait, mais pas la « Star Ac’ »… Aujourd’hui, je prends des cours par correspondance. Je prends mon temps mais j’aurai mon bac, j’ai le niveau 1ère L. Mais j’ai saisi ma chance dans la musique : c’est ma passion et j’ai l’équipe pour en faire mon métier. Je sais que c’est dur. Si c’est une cause perdue, ce n’est pas grave, il y a plein de choses à faire dans la musique, comme prof de chant. Mais il faut y croire quand même…
Public.fr : Tu as regardé la « Star Academy 8 » ?
Lucie Azard : Non, je n’ai pas suivi du tout. Je suis trop nostalgique de ce que j’y ai vécu pour voir d’autres personnes y participer. Je ne sais absolument pas qui est dedans…
Public.fr : Heureuse en musique, donc, et… en amour ?
Lucie Azard : Je suis célibataire pour l’instant, ce n’est pas mon trip, j’ai d’autres choses à faire. Comme dit Jenifer : « J’attends l’amour » ! (rires)
Propos recueillis par Sébastien Olland
Clara Morgane - Interview Exclusive Yahoo!
par yahoo_music_france
Keane revient avec sa pop dansante et débridée !
Deux ans après "Under The Iron Sea", Keane est de retour avec "Perfect Symmetry". Après le passage des Anglais en France, le bassiste Tim Rice-Oxley, tête pensante du groupe et son principal compositeur, s'exprime dans une interview accordée à la rédaction.
Pourquoi avoir choisi le titre "Perfect Symmetry" ?
L'album parle de cette sorte de division entre ce que nous essayons d'être en tant qu'humains et ce que nous sommes réellement. Il parle de cette symétrie ou plutôt de ce manque de symétrie entre le rêve et la réalité. Nous avons exploré ce thème de différentes manières sur cet album. Ce sont des choses intimement liées. L'esprit du disque est d'essayer de rapprocher un peu plus le rêve de la réalité.
Comment s'est passé l'enregistrement ?
C'était vraiment très fun à faire, nous sommes allés dans différents pays, nous avions énormément d'idées. Je me rappelle avoir écrit la majorité des chansons aux Etats-Unis aux alentours du milieu de l'année dernière, puis nous avons finalisé les titres en Angleterre après la tournée. Nous sommes passés par Paris en février ou mars pour enregistrer quelques morceaux comme "Black Burning Heart" avec Jon Brion, qui est un très grand producteur. On a vraiment passé du bon temps. Nous sommes allés à Berlin, qui est un endroit fantastique. Nous y avons fait du bon travail. Ensuite, nous sommes partis en Grande-Bretagne puis à Los Angeles pour y terminer l'album. C'était vraiment des moments incroyables et terriblement enthousiasmants.
Comment expliques-tu ces changements de style avec une pop plus dansante et des influences new wave ?
Nous n'avons pas eu forcément l'intention de puiser dans ce genre d'influences, comme la new wave par exemple. Cela vient peut-être du fait d'avoir travaillé à Berlin ou Paris, qui sait ? C'est définitivement un album plus dansant. Nous nous sommes fait plaisir. Bien souvent la musique britannique est trop sérieuse et plate rythmiquement. J'étais vraiment enthousiaste à l'idée de faire un album qui allait susciter autant l'envie de bouger et également plus fun à jouer en live. Les paroles sont par ailleurs, il est vrai, plus légères, nous abordons des sujets moins profonds et sérieux que par le passé. Il y a plus d'espoir dans ce disque, il est moins sombre et témoigne d'un plus grand optimisme envers la nature humaine. En ce qui concerne les fans, l'accueil a été bon, même si cela fait toujours un peu peur de se lancer dans un style différent. Mais je pense que les gens avaient envie d'un son plus frais, nouveau. Je suis fier d'avoir pu amener le public dans cette nouvelle aventure avec nous.
Pourquoi as-tu décidé d'ajouter de nouveaux instruments, comme la guitare sur ce disque ?
Il n'y pas vraiment de méthode ni de raison à tout cela. Nous faisons ce qui nous inspire au moment venu. En fait nous avons commencé en tant que groupe dans lequel la guitare était très présente, puis nous avons évolué vers ce son aux arrangements poussés, seulement au piano. Nous ne voulions plus nous limiter de la sorte. Sur le deuxième album, on a essayé de faire de nouvelles choses. On ne pouvait pas pousser le piano plus loin que nous l'avions fait, au niveau rythmique notamment, sur "Under The Iron Sea". Et cette fois, nous avons voulu proposer de nouveaux sons. De la même manière, c'est plus dansant, plus excitant. Le disque est plus coloré, avec plus de nuances. On y ajouté du saxophone, des percussions africaines, des synthétiseurs analogiques... On souhaitait surtout se faire plaisir, voir quelles influences on pouvait brasser pour arriver à un résultat satisfaisant. C'était vraiment intéressant d'explorer de nouvelles choses.
Comment s'est fait le choix des thèmes de l'album ?
En général, j'écris ce qui me passe par la tête (rires). Je laisse un peu mon subconscient parler, tout me vient quand je joue et compose, une phrase déboule sur une mélodie... Le plus est d'essayer d'articuler tout cela d'une manière cohérente, compréhensible, de faire passer un message important dans deux / trois phrases d'une chanson pop, sans que cela paraisse trop léger. J'ai beaucoup travaillé sur les paroles de l'album et j'en suis plutôt fier.
Peux-tu nous parler du clip de "The Lovers Are Loosing" ?
Il y a un côté très abstrait avec cette chanson. On sent un grand danger arriver mais qui est latent, mêlé à un aspect romantique laissant croire que l'humanité vit en paix alors que ce n'est pas le cas, elle préfère se détruire que s'entraider. Dans le clip, on voit des personnages apparaissant comme des ennemis de Tom, il fuit quelque chose, un danger sans trop savoir ce dont il s'agit. J'aime beaucoup cet aspect mystérieux et un peu intemporel de la chanson.
Pourquoi as-tu choisi d'inclure une phrase en français dans le titre "Black Burning Heart " ?
Nous avons enregistré "Black Burning Heart" à Paris. C'était une des premières chansons de l'album. Nous y sommes restés deux semaines. Il y avait un type qui bossait au studio, Anaël, un des ingénieurs, avec qui nous avons sympathisé. Il y avait ce passage dans la chanson où rien ne se passait. Je ne sais pas pourquoi je me suis dit : "ce serait bien d'entendre quelqu'un parler français à ce moment-là". Un peu comme on le faisait dans les années 1960 ou 1980. Je me suis inspiré de tout cela sans savoir de quoi réellement. C'est le genre de chose que l'on considère comme totalement déplacée en Grande-Bretagne, de parler dans une autre langue sur son album. J'aime l'idée de me lancer dans quelque chose que personne n'approuverait ou ne ferait. Artistiquement cela convenait bien, nous étions à Paris et la chanson s'imprégnait de l'atmosphère de la ville. Nous avons donc demandé à Anaël de traduire la première phrase de la chanson, de parler et cela complétait très bien la chansonKenza Farah ouvre de nouveau son coeur
Déterminée et rassembleuse, la Marseillaise Kenza Farah donne une suite à son album "Authentik" en sortant "Avec le coeur". Elle se confie dans une interview courte et directe.
Comment te sens-tu à l'occasion de la sortie de ce deuxième album ?
J'ai un petit peu peur, je suis stressée mais j'ai également hâte de découvrir mon album avec mon public. C'est de la bonne pression avec l'envie de bien faire et de ne pas décevoir, un peu comme avant de monter sur scène.
Pourquoi ce choix de proposer un double-album ?
Dès la sortie du premier album, j'ai continué à écrire, car j'écris beaucoup. Pas forcément dans l'optique d'un album mais car j'ai besoin de ça pour vivre. A la fin de la tournée, en feuilletant mon cahier, je me suis rendu compte que j'avais de quoi faire un autre album. On est alors entré en studio, cela s'est fait très naturellement, cela me permet de dévoiler mes émotions, de grandir en même temps que mon public. On a commencé cet été puis cela s'est poursuivi jusqu'à tout récemment. C'est vrai que, arrivé à la fin de l'album, on ne savait pas quels morceaux garder ou enlever car ils avaient tous leur place. On a dû quand même en sacrifier quelques-uns. Au final, n'arrivant pas à se décider, on a gardé 22 titres. C'est beaucoup pour un seul album, cela peut paraître chargé, le public peut se lasser. A la dernière minute, on a décidé de faire un double-album.
On sent que les thèmes de la solidarité et du rassemblement te sont chers...
Avant tout cela fait partie de ma mentalité : je suis assez combattive, j'aime bien aussi rassembler. Je pense que l'unité est très importante, l'union fait la force comme on dit. Cela ressort pas mal dans mon album et c'est une partie de mes traits de caractère et de ma manière d'être et d'avancer.
Comment est né le single "Au coeur de la rue" ?
Je l'ai écrite à la fin de la tournée, j'avais vu le coeur de la France, beaucoup de visages différents. C'est pour cela que j'ai eu l'idée de ce morceau pour rendre un hommage et représenter les différents arts urbains aussi bien le chant, la danse que le graff. Mais en dehors de tout ça, tout ce qui fait la rue : les enfants, les petites filles, les papys, les mamies... Tous ces gens que l'on côtoie et qui font vivre la rue.
On entend quelques instrumentations andalouses sur ce disque...
C'est vrai que j'avais déjà commencé sur le premier album à mettre quelques touches de musiques andalouses. J'ai voulu un peu plus l'accentuer sur celui-ci. Cela se rapproche un peu de la musique orientale, c'est un son qui me parle. Je voulais vraiment que ce soit un album musical malgré mes références R&B et rap. C'est pour cela que j'ai choisi cette direction car ça me plaît beaucoup.
Qui retrouve-t-on au niveau des collaborations ?
Déjà Psy 4 de la Rime, c'est un featuring qui me tenait à coeur. On se connaît tous mais on n'avait pas eu l'occasion de collaborer ensemble jusque-là. Il y aussi Roldan du groupe Orishas, ils ont un univers latino, c'est un peu Cuba, j'aime énormément. Je suis allée sur un terrain qui je ne connaissais pas et cela s'est très bien passé. J'ai collaboré avec Busy Signal, c'est un Jamaïcain, j'ai de suite accroché. J'ai eu la chance de faire un morceau avec et comme j'aime beaucoup Bob Marley, Lauryn Hill... Je me suis découverte sur un style plus reggae-ragga. Nina Sky également, deux soeurs nées dans le Queens à New York, d'origine portoricaine, c'est un peu plus club tout en restant urbain. Tous ces featurings ont été un bel exercice pour moi.
Comment juges-tu le R&B féminin actuel ?
Je sais quelles sont les difficultés et qu'il faut du courage pour monter sur scène et se retrouver face au public. Les enregistrements, c'est vraiment dur et je respecte énormément le travail des autres.
La scène, c'est pour bientôt ?
Il y a une tournée qui est prévue dans toute la France et au Maghreb, entre autres, début 2009. J'ai hâte de retourner sur scène pour défendre cet album. Le Zénith aussi, qui est prévu en mars, est une date importante. J'ai vraiment hâte de pouvoir aller sur scène.
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